NouveauVérification automatique plans ↔ DPGF — la ligne qui plante un dossier, repérée avant l'envoi.En savoir plus →
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DPGF vs BPU : le guide complet pour les marchés publics BTP

DPGF, BPU, DQE : trois pièces de chiffrage souvent confondues. Voici comment les différencier, ce qu'elles imposent à votre réponse, et les pièges qui font sauter un dossier en commission.

Trois lettres, trois logiques de chiffrage différentes. Beaucoup de chargés d'affaires les utilisent comme synonymes — et c'est souvent là que le dossier déraille en commission.

Ce guide explique ce que sont précisément le DPGF, le BPU et le DQE, ce qu'ils imposent à votre réponse, et les pièges qu'on voit revenir le plus souvent sur les marchés publics BTP.

1. DPGF — Décomposition du Prix Global et Forfaitaire

Le DPGF est utilisé sur les marchés à prix global et forfaitaire : on fixe un prix unique pour exécuter une prestation définie dans le CCTP. Le DPGF n'est pas un outil contractuel de paiement, c'est une décomposition obligatoire que vous remettez à l'acheteur pour qu'il comprenne comment vous avez bâti votre prix.

Ce qui est imposé :

  • Le DPGF doit être cohérent avec les plans et le CCTP. C'est exactement le piège que Lotalis détecte automatiquement.
  • Les quantités sont les vôtres : vous les calculez à partir des plans. L'acheteur peut les vérifier mais ne les fournit pas.
  • Le prix global du DPGF est ferme et non révisable pendant la durée du marché (sauf clauses de variation explicitement prévues au CCAP).

Le piège classique : une quantité de DPGF qui ne colle pas au plan. La commission le voit, le dossier perd des points sur la note technique, voire saute en cas d'écart grossier.

2. BPU — Bordereau des Prix Unitaires

Le BPU est utilisé sur les marchés à prix unitaires, notamment les marchés à bons de commande. Vous donnez un prix par unité d'œuvre (le mètre linéaire de tranchée, l'heure de technicien, le remplacement d'un compresseur…), et l'acheteur émet des bons de commande au fil de l'eau pour une quantité estimée.

Ce qui est imposé :

  • Vos prix unitaires sont fermes pour toute la durée du marché (souvent 4 ans pour un BdC, avec ou sans révision).
  • Vous devez chiffrer toutes les lignes demandées, même celles que vous ne pensez pas exécuter. Une ligne non chiffrée = offre irrégulière.
  • L'acheteur compare souvent les BPU avec un DQE simulé pour noter le prix.

Le piège classique : sous-estimer une ligne "marginale" pour faire passer le total. Si l'acheteur l'utilise massivement (et c'est son droit), vous travaillez à perte pendant 4 ans.

3. DQE — Détail Quantitatif Estimatif

Le DQE est une simulation : l'acheteur multiplie vos prix unitaires (BPU) par des quantités fictives qu'il estime représentatives. Le total du DQE est ce qu'il compare entre les offres pour noter le prix.

Ce qui est imposé :

  • Le DQE ne vaut pas commande. C'est juste un outil de notation.
  • Vos prix unitaires doivent être tenus, peu importe la quantité réellement commandée plus tard.

Le piège classique : vouloir optimiser sur les quantités du DQE. Vous ne pouvez pas. Vous optimisez sur vos prix unitaires — et il faut qu'ils tiennent face à toutes les distributions de commandes possibles.

En résumé

| Pièce | Marché | Engagement | |-------|--------|------------| | DPGF | Prix global et forfaitaire | Le prix total est ferme. Décomposition à fournir, cohérente avec les plans. | | BPU | Prix unitaires (souvent BdC) | Tous les prix unitaires sont fermes pour la durée du marché. | | DQE | Simulation BPU | Outil de notation seulement. Ne vaut pas commande. |

Le vrai risque : la cohérence plans ↔ DPGF

Sur les marchés à prix global et forfaitaire, la commission vérifie systématiquement que vos quantités de DPGF correspondent aux plans. Une grosse erreur (oubli d'un linéaire, doublon de surface, métré faux) et :

  1. Vous perdez des points sur la note technique pour incohérence
  2. Si l'écart joue en votre faveur, vous êtes accusé de prix anormalement bas
  3. Si l'écart joue en faveur du client, vous travaillez à perte pendant tout le marché

C'est précisément ce que Lotalis automatise : à l'analyse du DCE, on confronte les plans aux quantités du DPGF et on signale les écarts avant que vous engagiez la réponse. La ligne qui vous aurait planté est repérée pendant l'analyse, pas pendant la commission.


Pour aller plus loin : demandez une démo et on passe un de vos vrais DPGF dans Lotalis ensemble. Vous verrez en 5 minutes si la cohérence est bonne — ou ce qu'il faut corriger.

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